Innana

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On peut juger de la ferveur religieuse dans le culte Chaldéen par le haut patronage dédié à Inanna : "la Grande Mère Universelle" encore plus communément appelée "la Grande Dame d''Ur et la Souveraine de tous pays..." laquelle recevait sous sa haute protection pas moins de six temples, tous entourés de cours et protégeant les autres temples :

· le Palais du Temple-Montagne (royaume d''An et de l''assemblée des dieux) qui était placé au centre des autres temples.

· le temple du dieu-lune : Nanna, le dieu qui fait bouger les océans et dont le cycle lunaire dure 28 jours comme un cycle féminin ...

· les deux temples des rois Ur-Nammu et Shulgi, qu''on a incorporé à l''intérieur de l''enceinte murée des tombes royales d''Ur pour mettre leur immortalité sous la protection de la grande déesse-mère Inanna.

Personne ne sait exactement quand fut introduit le culte de la Grande d√©esse M√®re dans l''Histoire humaine, souvent associ√© avec une maternit√© virginale. Ce culte matriarcal archa√Įque est li√© √† un type de soci√©t√© et de vie en communaut√© √† la p√©riode o√Ļ le mariage n''existait pas.

Les sumériens honoraient depuis l''antiquité la Mère des dieux, des hommes, des animaux et des plantes ! A l''époque babylonienne, la sumérienne Inanna devint Ishtar : la mère suprême et la reine des moissons. L''étoile la plus brillante de la constellation de la Vierge dans le Zodiaque s''appelait "Spica, l''épi de blé" or on représentait généralement la déesse Ishtar en jeune femme portant dans sa main : un épi de blé !

En ce qui concerne l''image de la reine du ciel enfantant un dieu, elle remonte aux origines de la civilisation humaine et il n''est pas rare de trouver dans beaucoup de religions une vierge qui met au monde un enfant divin et le porte ou l''allaite sur ses genoux.

Les cultes de Marie, d''Isis en Egypte, d''Ashtarté de Phénicie, de Lakshmi en Inde, de Cybèle en Anatolie, de Tanit à Carthage, ou de la déesse atzèque Tetlo-Inau... ont des points communs parce qu''ils nous rappellent que nous étions et restons des enfants fragiles qui avons besoin de l''élément féminin pour être aimé, protégé et consolé.

Ainsi s''exprimaient les sumériens il y a 4 000 ans à leur Grande Reine protectrice au ciel :

"Etoile bienveillante des cieux, nombreux sont les opprimés et les opprimées, les gens humbles et les sans pouvoirs qui vous suivent sans cesse chaque jour.Je me suis tourné vers vous, je vous ai appelée, parce que " vous savez faire un geste de bonté."