Basters

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Les Basters (c''est-√†-dire b√Ętards mais √©galement appel√©s Baasters, Rehobothers ou Basters de Rehoboth) sont les descendants des liaisons matrimoniales entre femmes africaines et colons n√©erlandais de la colonie du Cap.

Ils vivent principalement en Namibie.Le mot de Baster (b√Ętard) qui peut avoir un sens p√©joratif est n√©anmoins fi√®rement revendiqu√© par ceux qui sont ainsi d√©sign√©s. En effet, le mot contient leur origine et leur histoire. Il leur permet √©galement de se distinguer des Africains noirs auxquels ils ne veulent absolument pas √™tre assimil√©s.

Les Basters ont adopté la religion des colons néerlandais et sont de fervents calvinistes alors que leurs chansons traditionnelles prennent leurs sources dans les hymnes hollandais du XVIIe siècle. Ils se considèrent plus néerlandais que les néerlandais eux-mêmes.

Leur devise est "Croitre dans la foi" ("Groei in Geloof").

Connus également comme la dernière tribu du Grand Trek, il sont culturellement assimilés aux blancs et aux boers en particulier avec lesquels ils partagent la même langue, l''afrikaans. Les patronymes des Basters sont également des patronymes à résonnance afrikaans.

 Organisation

Les Basters sont dirigés depuis 1872 par un "Kaptein". Depuis cette date, ils n''en ont eu que trois :

¬†¬†¬† * Hermanus van Wyk, surnomm√© le ''Mo√Įse'' de la nation des Basters qui dirigea le trek depuis la colonie du Cap,
    * Johannes "Hans" Diergaardt
    * John McNab

 Démographie

Le nombre de Basters reste imprécis. Il oscille entre 20 000 et 60 000 personnes.

 Histoire des Basters

Issus des relations sexuelles entre femmes africaines et colons n√©erlandais du XVIIe si√®cle, les Basters ont quitt√© la colonie du Cap en 1868, entamant leur grand trek √† la qu√™te d''une terre promise. C''est √† un endroit appel√© Rehoboth dans le Sud-Ouest Africain (actuelle Namibie) qu''ils s''installent et o√Ļ ils fondent en 1872 la R√©publique libre de Rehoboth.

Quelques uns des Basters vont encore plus au nord et s''installent √† Sa da Bandeira en Angola portugais o√Ļ ils sont appel√©s "Ouivamo". Ils y cotoieront les Dorslandtrekkers.

Après l''annexion du Sud-Ouest Africain à l''Allemagne en 1884, les Basters collaborent rapidement avec les nouvelles autorités et servent de supplétifs à l''armée coloniale lors de la guerre des Hereros entre 1904 et 1908. Ils sont récompensés par la reconnaissance administrative et juridique de leur territoire de Rehoboth.

La collaboration avec les Allemands cesse le 8 mai 1915 suite au refus des Basters de s''enr√īler √† leur c√īt√© dans la Premi√®re Guerre mondiale. Au contraire, se consid√©rant comme des Sud-Africains, ils offrent imm√©diatement leur service √† l''arm√©e sud-africaine. Mais le premier ministre Louis Botha refuse de les enr√īler consid√©rant que les m√©tis ne devaient pas se m√™ler d''une guerre entre l''Allemagne et l'' Uni¬≠on de l''Afrique du Sud.

Dans les années 20, les Basters tentent de faire reconnaitre leur république indépendante de Rehoboth auprès des nouvelles autorités sud-africaines du territoire mais sont refoulés. Les Basters de Sa da Bandeira sont aussi forcés de revenir dans le Sud-Ouest Africain sur ordre du gouvernement sud-africain pour qui il était illogique que leurs cousins "illettrés et religieux" continuent de vivre en terre sauvage.

En 1952, la p√©tition des Basters pour se faire reconna√ģtre comme peuple √† d√©coloniser reste sans effet aux Nations-Unies.

Ils se voient reconna√ģtre n√©anmoins l''autonomie dans le cadre du Rapport Odendaal de 1964 (Baster Gebiet).

En 1979, ils refusent de devenir des supplétifs de l''armée sud-africaine contre la SWAPO et déclarent leur neutralité. Ils se retranchent alors dans leur bantoustan semi-autonome du Rehoboth (ou Basterland ou Baster Gebiet) jusqu''à sa dissolution le 29 juillet 1989 en prélude à l''indépendance de la Namibie.

Les Basters n''en continuent pas moins à revendiquer leur nationalisme et forment le Rehoboth Freedom Party.

Les Basters restent hostiles au gouvernement central de Namibie.